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n peut parfois prévoir qu'une de ses unités
va être délogée, sans aucun espoir de survie. Plutôt que de
tenter une défense désespérée ou de chercher à faire une retraite
pendant la phase de mouvement (où ? le choix n'est pas toujours
facile), cette unité peut être utilisée doublement :
- Faites-lui attaquer une
unité ennemie, par exemple pour couper un soutien contre
une autre de vos unités. Cela peut la sauver.
NB : Rappelez-vous qu'une unité A qui en attaque
une autre B coupe toujours tout soutien que peut
donner B ailleurs, quel que soit le destin de A (délogée,
détruite...).
-
Une fois A
délogée, elle devra retraiter (sauf dans le cas où elle
est détruite). Mais en toute quiétude car les bounces
sont exclus. Et avec le choix du meilleur territoire pour
l'offensive.
(Attention cependant ; rappelez-vous que si deux unités
retraitent au même endroit, elles sont toutes les deux
détruites).
Conclusion
: L'unité délogée aura donc pu opérer dans le même tour une
attaque et un mouvement.
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La Retraite
devant un Allié
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ette technique est une extension de la
précédente, et peut être utilisée si une de vos unités doit quitter
son territoire, et qu'un allié doit le récupérer.
L'allié peut attaquer ce territoire avec une force de 2, ce qui
garantit qu'il l'occupera. L'unité est libre de faire ce qu'elle
veut, et ne partira qu'en phase de retraite.
Il est conseillé d'avertir celui à qui on laisse le territoire,
au cas où le geste serait mal interprété :-)
Cette opération n'est possible qu'entre alliés, car il est impossible
de faire sauter ses propres armées...
Exemple :
L'Anglais occupe le Danemark avec une flotte et a décidé de le
laisser au Russe occupant la Suède et Skaggerak. La guerre fait
rage en Allemagne.
Le Russe ordonne F Skaggerak - Danemark, et A Suède S F Skaggerak
- Danemark.
La flotte du Danemark peut attaquer Kiel (pour forcer un bounce,
couper un soutien, voire à tout hasard), ou (parties sans presse)
ordonner un convoi fantaisiste. Ces actions ne sont pas affectées
par l'attaque russe.
A la phase de retraite, le Russe entre au Danemark, et la flotte
anglaise part où elle veut : Baltique, Heligoland, Mer du Nord
suivant ce qui l'arrange, sans risque de bounce...
Parade :
Difficile.
Un ennemi qui se doute de la manœuvre peut désorganiser les plans
adverses en soutenant l'attaque qu'opère à tout hasard l'unité
assiégée. Dans l'exemple précédent, une flotte allemande en Hel
pourrait soutenir la Flotte anglo-danoise (s'il espère qu'elle
n'attaquera pas), ou au contraire la soutenir vers Kiel.
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Un grand classique !
ne unité est dite assiégée si elle est
attaquée de deux côtés par deux forces égales qui, isolément, la
détruiraient.
Exemple :
Une armée française est à Paris et ne bouge pas. Elle est attaquée
par les Anglais (A Brest - Paris avec le soutien de A Picardie),
et par les Allemands (A Bourgogne - Paris avec le soutien de Gascogne).
Les deux attaques s'annulent (2 contre 2), l'armée parisienne
n'est pas forcée de retraiter et tient une saison de plus.
Cela peut être mis à profit dans le cas où l'unité
assiégée doit impérativement attaquer une sixième unité, par exemple
pour provoquer un bounce ou couper un soutien. Si cette unité
bouge, elle ne peut être soutenue !
Il suffit donc de la laisser opérer, et d'envoyer une force équivalente
à l'adversaire pour tenter de prendre le territoire.
Exemple :
La Russie a envahi Berlin et la Silésie.
La France tient Munich, le Tyrol, la Bourgogne, et possède sans
l'occuper Kiel.
Une dernière unité allemande au Danemark veut désespérément rentrer
à Kiel avec la bienveillance russe.
Si le Français ordonne à Munich de rester sur place, l'armée du
Danemark viendra se positionner à Kiel (ce qui rendra la situation
plus délicate encore). Mais si Munich bouge, impossible de le
soutenir. Le Russe comptera là-dessus, et attaquera Munich avec
Berlin et la Silésie.
Solution : A Munich-Kiel (bounce) puis A Bourgogne-Munich
soutenue par Tyrol. Deux attaques de 2 à Munich qui s'annulent.
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 ne méthode simple et efficace pour
interdire l'entrée d'un territoire à une armée ennemie solitaire,
sans déplacer ses pièces.
Exemple :
La France veut interdire l'entrée de la Bourgogne à l'Allemagne
sans déplacer pour autant ses armées de Paris et Marseille.
A Paris-Bourgogne
A Marseille-Bourgogne
Que Munich attaque (seule !) ou pas, la Bourgogne sera libre cette
saison.
Cette technique est couramment
utilisée pour garantir une zone démilitarisée sans y aller réellement
soi-même, ce qui pourrait être un casus belli.
Ou bien pour protéger un territoire tout en le laissant libre (notamment
si on veut y construire).
Exemple classique
en automne 1901 :
La France (armées en Bourgogne et Espagne) voudrait construire
une flotte à Marseille après les mouvements. Une armée italienne
est entrée au Piémont et menace.
- Ordonner A Espagne-Marseille soutenu
par A Bourgogne ferait perdre l'Espagne (non occupée à l'automne),
et empêcherait de construire.
- De même, A Bourgogne-Marseille
soutenu par A Espagne interdit aussi de construire, et ouvre
éventuellement la voie à une invasion allemande.
- Solution : A Bourgogne-Marseille
et A Espagne-Marseille : Marseille reste libre, et est protégée
d'un éventuel A Piémont-Marseille.
A noter que, même si une
des deux unités en jeu était délogée (par exemple, Munich et Ruhr
expulsent l'armée de Bourgogne), le bounce reste valable.
Enfin, le territoire où
se provoque le bounce est également protégé contre toute retraite
d'une unité ennemie dans ce territoire.
Parade :
Si on suspecte l'adversaire de vouloir utiliser
un auto-bounce, il est possible de soutenir soi-même une des unités
impliquées...
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n coup délicieux (et, disons-le, jouissif)
pour celui qui peut se le permettre.
Exemple (partie Soissons):
Turquie et Russie veulent une fois de plus dépecer l'Autriche,
complètement encerclée.
Russie : A Tyrol, A Roumanie, A Vienne
Turquie : A Grèce, A Bulgarie
Autriche : A Budapest, A Serbie
Les deux unités autrichiennes se soutiennent mutuellement
en désespoir de cause.
La Turquie attaque la Serbie avec la Bulgarie soutenue par la
Grèce.
La Russie attaque Budapest avec la Roumanie soutenue par Vienne,
A Tyrol va à Trieste.
L'armée de Budapest ne peut retraiter qu'en Galicie (pas en Roumanie,
car l'attaque qui la déloge vient de là). La Serbie ne peut pas
retraiter en Bulgarie (car l'attaque en vient), par contre, la
Roumanie est libre : le Russe perd un centre et se retrouve avec
une ennemie derrière ses lignes...
Le nom vient de la comparaison (merci Jacques
:o ) ( NDE : ce ne serait pas Romain ? :-)) avec des portes
: une attaque est comme une porte, et on peut retraiter à travers
une porte. Mais là, deux portes se sont ouvertes, créant un grand
trou au milieu.
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ertaines parties autorisent le proxy, c'est-à-dire
de confier le commandement d'une de ses unités à un allié. Celui-ci
donne des ordres à cette unité comme s'il s'agissait d'une des
siennes.
Un coup vicieux (partie Aisne, tournoi 99) :
France : A Pie P Russia (la France confie son armée du Piémont
à la Russie)
Russie : A Pie P Austria (la Russie retransmet l'armée à l'Autriche)
Autriche : Fait ce qu'elle veut avec le Piémont...
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